03 Septembre 2021

Le Petit Tour de France
de Lucas Beaufort

Le Petit Tour de France de 3 semaines durant lequel l’artiste peintre Lucas Beaufort a parcouru les routes de France a donné naissance à une collection de peintures ainsi qu’à la création exclusive d’une série limitée de 12 vélos Moustache ayant chacun une identité unique

L’idée du Petit Tour de France de Lucas Beaufort est née au printemps 2020. Pour lui qui avait l’habitude de changer de pays toutes les semaines, les deux mois de lockdown ont décuplé son envie de mettre les voiles. Comme il est difficile de prévoir l’avenir, explorer la France était donc la meilleure option.

Début juillet 2021 et un an de préparation plus tard, je me retrouve prêt pour une aventure extraordinaire : traverser la France à vélo électrique Moustache avec deux de mes meilleurs amis.

20 jours et 1461 km séparent la Normandie, là où je vis actuellement, et la Côte d’Azur, là d’où je suis originaire.

Le départ est prévu le 10 juillet 2021. Deux jours plus tôt débarque ma team afin de mettre en place les derniers détails. L’ambiance joyeuse est au rendez-vous malgré la grisaille qui persiste.

C'est le jour-J !

Il pleut des cordes et le froid nous transit. Mon épouse Garance est également prête à partir avec une tonne de bagages entassés dans la voiture-balai. A ce moment précis je n’ai aucune idée de ce qui nous attend, mais le désir de prendre le large prend le dessus et rien ne peut nous arrêter.

La première étape fut mémorable car la plus longue du tour. Les 85 km prévus initialement se sont transformés en 105 km. Quand tu n’es pas physiquement préparé, que la pluie et le vent se joignent à la fête et que tu crèves au bout de 10 km, tu te dis vraiment que ça ne pouvait pas être pire. Passé les 60 km, j’avais déjà du mal à m’assoir sur la selle, sans compter que j’avais un peu abusé de l’assistance électrique du vélo ce qui compromettait sévèrement la réussite de cette 1ère étape jusqu’à Bellême. Je me souviens encore de notre arrivée sur les rotules après plus de 5h15 de pédalage, c’était épic, comme si nous étions arrivés au bout du tour alors qu’il ne s’agissait que du tout début. La 1ère semaine s’est soldée par quelques crevaisons et surtout par un temps à ne pas mettre un chien dehors. Il a plu toute la semaine presque sans interruption.

En dehors de la météo, je n’aurais jamais imaginé prendre autant de plaisir à vélo. Cette sensation tous les matins de partir à la découverte de la France, le long de la Loire, des petits villages me comblait de plaisir.
Nous avons passé le 14 juillet dans une charmante bourgade à Ousson-sur-Loire. J’en garde un super souvenir car c’était la fête au village comme lorsque j’étais petit, à l’ancienne, avec des jeux comme le mât de Cocagne et la course à l’œuf. Je voyais les gens heureux qui partageaient un moment simple, c’est ça que je recherchais.
Le soleil est franchement réapparu pour la 2ème semaine à partir de Lyon. J’ai vraiment eu la sensation d’avoir vécu deux tours de France, d’abord avec la grisaille et le froid puis avec le cagnard du sud jusqu’à Cannes.

Tous les soirs nous séjournions dans des chambres d’hôtes que nous avons pris soin de sélectionner pour leur localisation, mais surtout pour leur capacité à m’inspirer. Ça faisait vraiment partie du voyage, l’idée de s’immerger dans un nouvel environnement permettant de créer chaque après-midi. Quelle surprise lorsque les propriétaires des lieux vous proposent de rester avec eux pour dîner. C’était ce que nous voulions, en savoir plus sur le territoire, échanger, partager nos souvenirs, nos tribulations, raconter notre aventure.

Les deux soirées qui m’ont le plus marqué sont celles à Chomerac et Tarascon. J’ai la sensation que les personnes que nous avons côtoyées sont devenues bien plus que des rencontres, nous avons prévu de nous revoir et de réaliser des projets culturels dans le futur. L’arrivée à Cannes, où je suis né et où j’ai grandi a eu un goût vraiment spécial pour moi. C’était l’occasion de revoir tous les copains, de me reconnecter avec la scène skate locale, et surtout de célébrer la fin du Tour chez la MAM.

Ma plus belle aventure du tour fut sans doute l’amitié qui a grandi au fil des jours avec mes deux partenaires de route, mes amis Zians et Valentin, qui m’ont porté jusqu’au bout. Il fallait nous voir chanter, crier, pleurer sur les chemins. Lorsque ton GPS te fait prendre des routes pas possibles dans les rochers, que tu crèves encore et encore, 5 minutes après avoir réparé ta chambre à air.
Cette sensation tu peux la raconter, mais la vivre sur 1461 km, presque H-24 pendant 20 jours, c’est presque indescriptible.

Entretien avec Lucas Beaufort

Pourquoi avoir choisi le vélo électrique pour faire ce trip ?

Je me suis fait une grosse blessure à la cheville en décembre 2020 qui a compromis mon entraînement avant le départ du Petit Tour de France. Je pense que le choix du vélo électrique était judicieux car 1461 km n’était pas une mince affaire, même en électrique. On a souffert physiquement et l’assistance sur les gros cols nous a sauvé la mise, franchement.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Ce que je retiens c’est avant tout le plaisir de la liberté retrouvée, cette liberté qui correspond à ma vie d’artiste. Partir en Australie sur un coup de tête, se réveiller dans un lieu différent tous les matins, découvrir, explorer, échanger et vivre. J’ai eu la chance de voyager dans le monde entier à plusieurs reprises, mais ce Petit Tour de France fait déjà partie des aventures les plus incroyables que j’ai pu vivre.

Que conseillerais-tu à des personnes qui voudraient se lancer dans ce genre d’aventure à vélo ?

De vivre leur rêve. Depuis que j’ai 30 ans je me répète tous les jours que ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons. A quoi bon attendre pour vivre ses envies. J’entends tellement autour de moi des gens dire « un jour, je partirais faire le tour du monde » ou « un jour je ferais ça ». Pour moi c’est comme s’ils disaient « je ne le ferai jamais ». Je suis une personne optimiste et je me dis que si je peux vivre mes rêves, pourquoi pas les autres ?

Ton avis sur le fait de se déplacer / de voyager à vélo ?

Voyager à vélo, c’est sans aucun doute le moyen le plus fun pour explorer et découvrir le monde. J’ai des envies d’aventures encore plus grandes, un tour d’Europe et rencontrer des artistes sur la route… ça me titille énormément la tête pour 2022.

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